Expo à La ferme de La Rousselière

à l'occasion des journée du patrimoine, les 16 et 17 septembre 2017

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La Rousselière, 44110 Châteaubriant

 

 

 

Ferme de la Rousselière

 

La ferme de La Rousselière, comme nous la connaissons aujourd'hui, date de 1875.

A l'époque, la famille Masseron, ayant fait fortune dans le commerce du textile, s'installe dans le Castelbriantais avec deux envies. La première, faire construire une ferme en prenant comme modèle l'architecture du berceau de la race de vache Maine-Anjou ; Chenillé-Changé. La seconde, donner des dimensions hors norme à ce modèle pour montrer leur réussite et leur richesse.

Aujourd'hui, ces deux motivations donnent toujours à la ferme ce caractère unique. Des bâtiments massifs en pierre de schiste et de grès, de hautes et larges ouvertures voutées en briques et de nombreux chiens assis qui découpent symétriquement des toitures imposantes.

Le bâtiment actuel de la ferme se compose de trois parties distinctes.

La partie haute

C'est la partie la plus récente. Nous la nommons « écurie d'en haut » même si cela fait bien longtemps qu'elle accueille des veaux de 15 à 45 jours. Elle fût construite dans les années 30 et, selon les dires, elle correspondait à un haut standing d'écurie... Elle se distingue par deux petites fenêtres voûtées en briques situées de part et d'autre d'une large porte. Porte surplombée par une grande gerbière.

La Partie centrale

La Partie centrale a été érigée en même temps que l'actuel gîte et la maison d'habitation (1875). Elle possède une immense ouverture voutée qui permettait l'accès à des charrettes surchargées. elle était autrefois surplombée par une gerbière de la même dimension. Cette ouverture est aujourd'hui cachée par un portail en bois. Actuellement, la partie centrale abrite une salle de traite, une laiterie, une nursery et un grenier.

La partie basse

Cette partie est la plus ancienne. Nous ne connaissons pas l'époque de sa construction. Selon la mémoire familiale « elle date de bien avant la révolution ». La façade, que l'on voit depuis la cour, n'est autre que le pignon d'une petite fermette. Il y a peu nous la nommions encore « écurie d'en bas ».

Elle a servi pendant 30 ans de remise et lieu de stockage avant d'être rénovée.

En 2014, elle est rénovée pour y construire l'actuel fournil.

Les larges dimensions des parties les plus hautes et récentes de la ferme ont permis d'accueillir des animaux et, plus précismment, une activité d'élevage laitier. Sans cela ces bâtiments n'auraient pas été assez fonctionnels pour l'agriculture d'aujourd'hui. Ils auraient pu, comme dans beaucoup d'autres fermes, tombés à l'abandon. On peut donc considérer qu'accueillir des animaux fut une chance pour ce bâti.

La famille Orain

Depuis 1918 ce sont 3 générations d'une même famille qui se sont succédées sur cette ferme traditionnelle d'élevage laitier ; la famille Orain.

Léandre et Marie Orain

Léandre et Marie sont arrivé en 1918 avec le statut de métayers.

Gabriel et Marie-Josèphe Orain

Gabriel et Marie-Josèphe ont poursuivi avec ce statut "féodal" jusqu'en 1956.

A cette date, ils deviennent fermier puis, en 1974, ils achètent la ferme ( bâtiments+terres). Ils adaptèrent la ferme et ses pratiques aux enjeux et au directives du XXème siècle. Ils constituèrent un troupeau « Montbéliard », ce qui fût précurseur dans la région.

Claude et Marie-Noëlle Orain

Claude et Marie-Noëlle prirent la suite au milieu des années 80. Un virage d'extensification fût amorcé au début des années 90 pour aboutir à une conversion en agriculture biologique en 1999. C'est également à cette date que le gîte de groupe fût créé en rénovant l'ancienne remise.

Claude et Marie-Noëlle préparent aujourd'hui la transmission. Demain ce seront 3 jeunes qui prendront leur suite, leurs deux fils (Aurélien et Ludovic) et un ami (Jérémy).

Aurélien, Ludovic Orain et Jérémy

En 2015, création d'un atelier « pain à la ferme ». Aurélien restera paysan boulanger.

Bientôt, une fromagerie verra le jour. Ludovic et Jérémy deviendront, ainsi, éleveurs fromagers.

Ces nouveaux agriculteurs ont la volonté d'ouvrir cette ferme comme l'ont fait en leur temps les générations précédentes. L'ouvrir au public, aux randonneurs, aux gens de passages, mais aussi dans un futur proche à d'autres porteurs de projets pour répondre désormais aux enjeux du XXIème siècle.